non sans mal...

Publié le par Lolaaa

... J'ai terminé de lire "Hannibal Lecter, les origines du mal".

Le livre est difficile à lire car l'ambiance est glauque, malsaine, lourde. Il y a des passages de descriptions très longs qui pouvaient sans doute être évités (des endroits, des situations...), des personnages auraient pût être "creusés" d'avantage.

On comprend que le jeune Hannibal ressente le besoin de venger sa famille et sa soeur, mais de là à passer à l'acte... Surtout que des années se passent entre les faits et la vengeance. Et surtout... Pourquoi continuer à tuer des "innocents" lorsque la vengeance est assouvie ? Est-ce qu'on "prend goût" au meurtre ?  A la chair humaine ? (on peut faire le parallèle entre les chiens et la viande rouge, m'enfin, c'est quand même tiré par les cheveux, je trouve.)

Et pourquoi tuer le boucher ? Certes, il avait insulté sa belle mère, mais est une raison pour l'assassiner sauvagement ? Bon il devait rappeler les bourreaux : son métier, sa façon de parler... Mais ce meurtre commis à l'âge de treize ans était il vraiment nécessaire, Monsieur Harris ? On cernait déjà bien le personnage avant ça, pourquoi en rajouter une couche ?

Le passage qui fait froid dans le dos, entre autres mais celui-ci  montre bien que le jeune Lecter est devenu le monstre "Hannibal le cannibal" ;  c'est en quelque sorte la triste conclusion du bouquin. 

A la fin du livre, Hannibal vient de tuer le dernier de ses bourreaux "Grentz", des années plus tard apparemment : "Il n'éprouve  pas de colère envers Grentz. Il n'en éprouve plus envers quiconque, d'ailleurs, et il n'est plus torturé pas les rêves. Il avait des vacances et tuer Grentz était mieux que d'aller skier, voilà tout."  (Brrrrrrrr)

J'avoue que j'ai eu du mal à finir ma lecture, mais en même temps, je voulais savoir, comprendre pourquoi Hannibal est devenu ce qu'il est devenu. La curiosité a finit par l'emporter sur le glauque. Ce n'est pas un mauvais livre ; il faut juste aimer ce genre de lecture.

Ce qui est interessant dans ce livre, c'est que le héros a beau être un monstre ; on a beau savoir que c'est un criminel froid, calculateur (et vraiment très intelligent) ; on ne peut s'empêcher de le trouver fascinant et, en quelque sorte de l'aimer, en tout cas de l'apprécier. Et donc, quand à la fin, on se rend compte qu'il n'a plus grand chose d'humain, on en est désolé.

Pour finir, je ne pensais finalement pas voir le film au ciné, mais une amie m'a demandé d'aller avec elle. Donc je vais sans doute le voir cette semaine.

Publié dans livres

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